Village ibérique de Turó Rodó

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TURÓ RODÓ

 

Le village ibérique de Turó Rodó se trouve sur un promontoire de 40 mètres de haut situé au nord-est de Lloret de Mar, à deux pas du centre. Donnant directement sur la mer à l’est, il s’agit d’un endroit facile à défendre dont le vaste champ visuel permet d’apprécier la plage de Lloret. En fait, il se termine sur la promenade maritime de Lloret : un très bel exemple de patrimoine archéologique à visiter depuis le littoral de la Costa Brava ; une occasion en or pour allier la recherche à la diffusion.

Les fouilles réalisées entre 2000 et 2003 ont permis de documenter les caractéristiques principales du village et son évolution historique, de la fin du IIIe siècle av.-J.C. aux premières décennies du Ier siècle av.-J.C. Il s’agit d’un établissement côtier qui fait office de barrière, situé sur un contrefort, et dont une bonne partie du périmètre donne sur la falaise. Il est protégé par une muraille au nord et à l’est, les seuls secteurs accessibles. Les principales maisons du village qui ont été conservées (7), adossées à la partie intérieure de la muraille (de 110-130 cm d’épaisseur), donnent sur une place au sud au bout de laquelle se trouvent des constructions de taille plus réduite.

 

Les sept maisons de la zone nord, à base rectangulaire, sont composées de deux parties : une pièce principale au nord et un petit vestibule donnant sur la place. C’est précisément une de ces maisons –la nº6– qui fut reconstruite in situ en 2016  à l’aide de techniques d’archéologie expérimentale.

 

La reconstruction a été réalisée à l’aide de techniques et de matériaux de l’époque (pierre locale, chaux, terre et éléments végétaux tels que le bois, le roseau et la paille), sur base des données archéologiques fournies par les fouilles menées sur le site.

Cette maison ibère fait partie de ce que l’on appelle « l’architecture de terre ». Elle est fondamentalement composée d’un soubassement en pierre (pour isoler de l’humidité) sur lequel sont érigés les murs (adobe) et le toit, fait d’un mélange de terre et d’éléments végétaux sur une claie de roseaux. À l’intérieur de la maison, différents éléments ont été agencés sur base des données rassemblées par les archéologues concernant la vie quotidienne de l’époque : un métier à tisser, des bancs, des objets de vannerie, des moulins en pierre, un feu ouvert, etc.

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